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Historique
La Biennale
Européenne d’Art Contemporain est née à Nîmes de la volonté
d’un collectif d’artistes de créer un évènement artistique
dynamique, révélateur et fédérateur de talents.
Ils fondent pour cela « Le Manif », association qui se
consacrera, dans un premier temps, exclusivement à
l’élaboration de la biennale.
Désireux d’installer l’art dans la rue, Le Manif a tôt fait
d’explorer des espaces d’exposition non conventionnels tout
en investissant des lieux publics, privés et du Patrimoine,
avec la ferme intention de créer la surprise en laissant
carte blanche à une vaste palette de disciplines dans le
champ de l’art contemporain alliant arts visuels et arts
vivants.
Nîmes se retrouve alors transformée en un vaste laboratoire
d’expérimentation dans lequel l’interaction avec le public
devient partie intégrante des œuvres.
Placée sous le signe de l’itinérance, la 5e édition de la
biennale invite une ville partenaire de la région à partager
ces moments d’art total en accueillant une exposition, des
performances, un concert, comme
ce fut le cas pour la ville de Mende en 2006.
Avec le soutien du programme Culture 2000, un réseau
européen vient s’ajouter au tissu local et régional déjà
présent, permettant ainsi de nombreuses rencontres
internationales comme celles de 2002 avec le Portugal et l’Ecosse, auxquelles
viendront s’ajouter la Lituanie et la Pologne en 2006 : la
biennale s’exporte.
En positionnant
l’art comme médium de développement
culturel, économique et social, Le Manif poursuit son projet
d’intégration et de solidarité et c’est pourquoi
tous les
évènements de la biennale sont gratuits et conçus pour une
meilleure accessibilité du public déficient sensoriel et
handicapé moteur.
C’est ainsi que dès l’édition de 2004, la biennale s’équipe
de bandes
réfléchissantes, de cartels en braille, boucles magnétiques,
mais aussi de vidéos en Langue des Signes Française à
l’entrée de chaque lieu d’exposition. |